AMR = André Marie Ruf

De 1975 à 2005 André-Marie Ruf, plus connu sous les initiales AMR a proposé plus de 600 modèles aux collectionneurs (variantes incluses), majoritairement au 1/43ème et en white-métal (un alliage de plomb et d’étain). Oubliez les imprimantes 3D, il s’agit d’un travail manuel.
André-Marie Ruf naît en 1946. En grandissant, il montre des prédispositions pour le dessin et le travail manuel. Enfant, il dessine puis sculpte des automobiles dans de la pâte à modeler. Adulte, il collectionne les modèles des grands industriels de l’époque : Dinky Toys, Solido, Corgi Toys, Norev. Et conçoit la même frustration que les collectionneurs de l’époque : l’actualité du sport auto n’est pas vraiment suivie par les industriels. 

Au début des années 1970, il intègre un club de modèles réduits. Il y découvre le sintofer et apprend à déformer à la bougie le plastique des NOREV pour créer au 1/43 les voitures vues dans les magazines ou sur les circuits. Quelques mois après les 24 heures du Mans 1974, il présente au club sa vision de la Porsche Turbo du Mans. C’est une réussite : la plupart des membres en veulent une. Alors il quitte son job chez Renault et, avec l’aide de son épouse Marie-Claude, fonde AMR. La production démarre dans la cuisine de l’appartement. Avec une idée fixe : faire de la qualité, quel qu’en soit le prix.
Les heures s’empilent, les modèles montés se succèdent. Mais ça ne nourrit pas son homme, ni sa famille. Alors AMR produit des kits, d’abord en sous-traitance, puis pour son entier bénéfice avec la marque X, spécifique aux kits. Au fil du temps, des recrutements et des déménagements, les locaux s’agrandissent et la finesse des produits s’améliore. AMR-X a toujours un coup d’avance sur les concurrents. Les décalcomanies Cartograf puis l’introduction de la photo-découpe en sont des exemples. 

Au début des années 1980, AMR-X choisit de grandir encore et d’intégrer son principal sous-traitant en faisant construire un atelier suffisamment grand pour accueillir une fonderie. Mais le sous-traitant se défausse. Logiquement l’atelier représente rapidement un coût largement supérieur à la rentabilité d’AMR-X. Alors la société est vendue, à son plus gros client : Minichamps. Le nouveau patron remet l’entreprise dans le droit chemin.

Fin 1992, André-Marie et Marie-Claude doivent quitter AMR dont la production cesse peu après. Ils participent au lancement de Le Phoenix, qu’ils quitteront assez rapidement aussi pour rebondir une dernière fois en lançant la société André-Marie RUF. C’est sous cette marque qu’AMR-X sortira des modèles montés et des kits jusqu’en 2005.